samedi 1 mars 2014

L’eau à Sarlat

     À Sarlat, l’eau est partout.
     Je ne parle pas seulement de la Cuze, notre célèbre Merdalou  et de ses bras qui traversent la ville du nord au sud, ni des fontaines, ni des diverses dérivations et canalisations créées au vingtième siècle pour tenter de maîtriser cette abondance qu'on a peine à imaginer, si on ne va pas voir dessous.
   Parce que dessous, c’est inimaginable, incroyable : toute la vieille ville semble creuse comme un emmental. Et ce n'est pas d'aujourd'hui que datent tous ces souterrains !
   C’est sans doute l’explication de l’état déplorable d'une rue comme la Traverse, cette rue de la République repavée il y a quelques années et qui a plus de nids de poule qu’un sentier de contrebandiers ! 
     Deux photos en diront plus qu’un long discours :

Un jour de pluie, dans la Traverse.

Ce tunnel est perpendiculaire à celui qui suit la Traverse sous terre !


Le bruit court que le problème devrait être résolu bientôt.  Attendons !

dimanche 2 février 2014

New, new, new… in English !

For over twenty-five years, I’ve been in Sarlat guiding visitors astonished by the quality of the architecture and layout of this small town nestled in a deep green valley, in the heart of the Dordogne. I 'm not tired of it. Let me show you how beautiful is Sarlat, let me tell you about the narrow and dark medieval streets. Here, local history and French History come alive !

mercredi 15 janvier 2014

La belle !…

Vous l’avez peut-être déjà rencontrée au détour d’une rue dans le Sarlat estival. Gouailleuse, passionnée, elle entraîne des dizaines de personnes hilares dans son sillage, c’est la belle Sarladaise ! Pour garder un souvenir de cet agréable moment passée avec elle, pour se souvenir de toutes les informations qu’elle a généreusement partagée avec vous, ou mieux encore, pour vous donner envie de la suivre au cours de la saison prochaine, achetez le livre numérique : La belle Sarladaise !



Pour plus d'infos sur le livrel, écrivez à : piesti@orange.fr

Pour suivre la belle Sarladaise en visite : http://www.sarlat-tourisme.com/la-belle-sarladaise-0

dimanche 29 décembre 2013

Le temps des excès…

La Soirée du Patrimoine 2013 devait commencer par la représentation de l’arrivée à Sarlat du Président de la République, Raymond Poincaré (21 septembre 1913). Elle fut noyée sous un déluge.

Le temps en 1913 était aussi pluvieux ce jour-là, mais les Sarladais, fidèles à leur réputation, surent accueillirent chaleureusement leurs visiteurs parisiens en leur offrant, dans l’ancien évêché, un banquet de cent cinquante couverts.

Comme nous sommes en période de grande bouffe, je vous propose le menu de ce banquet républicain :

Truite saumonée sauce tartare
Mignonnettes de veau aux truffes
Perdreaux truffés sur canapé
Rocher de foie gras truffé
Salade russe
Bombe glacée
Petits fours
Fruits

Pour les vins, on proposait :
Château Yquem 1895
Château Palmer, Margaux 1899
Chambertin 1898
Champagne Mumm, cordon rouge
Fine Champagne Hennesy x o (40 ans d’âge)

Étant un buveur d’eau par principe (et non, pas ennuyeux pour autant !) je ne ferai aucun commentaire sur la liste des vins. Mais ce que je remarque dans la liste des plats présentés c’est l’absence étonnante des légumes !

Décidément, c’est une tradition chez la plupart des restaurateurs, même – surtout – chez les plus grands. On a souvent l’impression que les légumes, rares, éparpillés dans l’assiette en petits tas comme pour occuper l’espace, ne sont pas des aliments intéressants.
Peut-être sont-ils difficiles à bien cuisiner ?
Même pas ! me confirme le Chef que je me garde sous le coude.
Ce goût excessif pour la viande, vue comme un aliment noble, vient sans doute de l’époque où seuls les riches pouvaient manger régulièrement de la viande (et du pain blanc !). Or on sait aujourd’hui que le pain blanc n’est pas bon pour la santé (je ne parle pas du goût) et que le pain bis ou complet est bien meilleur. On sait aussi que la viande, avec toutes ses qualités, a un effet négatif sur notre santé si elle est consommée en excès et on sait aussi qu’elle est plus coûteuse pour la nature à produire (sans parler des abattoirs…).
Changerons-nous d’habitude un jour ?













vendredi 20 décembre 2013

un vieux plan gravé


On dit toujours qu’une image vaut mille mot. C’est vrai aussi des cartes. Mais les cartes sont rares. C’est encore plus vrai des plans de villes.

J’adore ces plans en vue cavalière élaborés par de vrais artistes qui font rêver. Quel bon moyen de remonter les siècles ! On survole ainsi des communautés humaines dispares et, quand l'artiste est très bon, on peut même avoir l'impression de pénétrer dans l'intimité de ces gens disparus depuis des siècles. Belles machines à rêve.

Tenez, le plan de Vésunna, par exemple. Superbe. Évidemment, c’est ce qu’on appelle une vue d’artiste, mais les villes romaines sont faciles à imaginer, leurs constructeurs, peu imaginatifs mais entreprenants, suivaient minutieusement un plan officiel basé sur le cardo et le decumanus, les deux grandes artères perpendiculaires qui structuraient la ville. Si l’on connaît l’emplacement des arènes, du forum, de la basilique (tribunal) et des thermes, on peut imaginer facilement le reste, les maisons romaines sont connues par une documentation abondante. Regardez : on s’y croirait ! On reconnaît facilement la Tour de Vésonne et les arènes, grandioses qui ne sont plus aujourd'hui qu’un parc à jouer pour les enfants. 

Il n’en est pas de même au Moyen-Âge. On peut deviner, pour quelques grandes villes, un urbanisme plus ou moins précis, mais pour des villes modestes… Le plus vieux plan de Paris date de 1550 ; pour ceux de Bordeaux ou de Toulouse il faudra attendre 20 ou 30 années de plus ; celui de Sarlat date de 1627.
C’est-à-dire hier.
Plan de Tarde

C'est en baguenaudant l'autre jour que je suis tombé sur une gravure qui doit être assez ancienne, de facture naïve et approximative, mais où l'on reconnaît sans peine la silhouette de Sarlat dans ses remparts.




Plan gravé.


Qui s’est amusé à graver ce plan dans une pierre, sur un mur non pas caché mais discret ? À quel époque ? Et dans quel but ? Nous ne le saurons sans doute jamais.
Émouvant, non ?

mercredi 4 décembre 2013

Permanence

Les artistes de rue sont de toutes les époques.
Si au XVe siècle promener un nain ou un enfant dans la rue en le tenant en laisse et, en le forçant probablement, à marcher sur les mains, était considéré comme normal, aujourd'hui ce sont des marionnettes qui attirent les badauds.

Le musicien, l'acrobate et le chanteur : saltimbanques
du Moyen-âge dans une rue de Sarlat.
Nombreux à la saison touristique, les artistes de rue animent
jusque tard dans la nuit les rues sarladaises.

mercredi 6 novembre 2013

Langres et Sarlat

Découvrant cette belle ville de Langres je ne pouvais m’empêcher de penser à Sarlat. Et peu à peu m’apparurent les différences entre ces deux cités historiques.

Aperçu des remparts

Une ville entourée de remparts.


     Alors que la fondation de Sarlat ne remonterait qu’au neuvième siècle, Langres est à l’origine un oppidum, c’est-à-dire qu’elle fut fondée avant notre ère.
     Cet oppidum fut suivi d’une ville gallo-romaine dont on voit encore la trace dans les rues rectilignes et perpendiculaires de la ville d’aujourd’hui. Sarlat est remarquable par son lacis de ruelles et de rues plus ou moins tortueuses et plus ou moins radio concentriques.
     Nichée au fond d’un vallon très creux traversé par un ruisseau torrentueux, Sarlat pourrait faire croire qu’elle est frileuse. Perchée sur un plateau à près de 400 m, Langres s’étale sur trois fois plus de superficie – avec un tout petit peu moins de population – et de nombreuses maisons cachent des jardins privés qui doivent agrémenter la vie quotidienne.
     Les maisons de Langres, de diverses périodes, sont souvent plus cossues, plus importantes, que celles qu’on découvre à Sarlat, mais dans la complexité de leur plan respectif, les maisons nobles de Sarlat, quasi toutes de la fin quinzième et avant, n’ont rien à envier aux demeures langroises et sont plus resserrées dans le tissu urbain.
     Cependant, il est évident que Langres connut une prospérité plus longue que sa sœur sarladaise qui, vers le dix-septième siècle commence à s’endormir.
     Nombreuses à Sarlat, les niches – mariales pour la plupart – sont toujours logées au coin des maisons et semblent vouloir protéger les rues qu’elles dominent ; à Langres, les niches – pour la plupart mariales – sont toutes, sauf une je crois, placées en façade, en protection de la maison qu’elles décorent.
     Toutes deux étaient "ville cathédrale" mais le style de leur église diffère, ce qui est normal l'une en Champagne-Ardennes, et l'autre en Aquitaine.
     Toutes deux virent naître un philosophe célèbre : Diderot pour Langres, La Boétie pour Sarlat. Au vu de leurs idées respectives, ils auraient pu être amis, malgré les siècles qui les séparent.
    Enfin, grosse similitude  et grosse différence, les deux villes étaient fortifiées et Langres l’est encore. Pratiquement tous les remparts sont intacts à Langres alors qu’à Sarlat, comme mon article précédant le montre, il n’en reste que des traces. Si vous passez en Haute-Marne, ne ratez pas Langres, elle vaut le détour !